RÉCIT D’UNE ANCIENNE INSOMNIAQUE


SANTE-BEAUTE/LIFESTYLE

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RÉCIT

D’UNE

ANCIENNE

INSOMNIAQUE​. By Anaqah Mag ⎥Photo : Pinterest​

Pendant de nombreuses années je faisais partie de ces personnes insomniaques et dormais entre 2 à 4h par nuit maximum. Je n’arrivais pas à fermer l’œil et comblais mes nuits avec ce que je pouvais : séries, écritures, réseaux sociaux etc. Lorsqu’on est jeune, être insomniaque est considéré comme « cool » parce que tous le monde le fait, quelque chose que l’on prend à la rigolade ou dont on parle comme si c’était quelque chose de normal. Il n’y a qu’à voir les hashtag sur Twitter #teaminsomniaque. Contrairement à se coucher tôt qui est synonyme d’une personne ennuyante et « has been ». Aujourd’hui je me couche tous les soirs à une heure régulière 10h00 - 10h30 maximum. Comment ai-je pu laisser mes années d’insomnie derrière moi ? En espérant que cet article aidera celles qui sont dans cette situation à mieux comprendre leurs propre insomnie et y mettre fin in sha Allah.

MON HISTOIRE

L’Elément Déclencheur

J’ai eu la chance d’avoir pour professeur d’Histoire Mr. C., un ancien militaire qui était devenu chef d’entreprise et prof d’Histoire uniquement par passion, parce qu’il aimait l’Histoire et l’enseigner. C’est cet homme incroyable qui a semé la graine de mon éveil avec l’importance de l’organisation, le développement de soi et le sommeil. Il disait souvent :

“ Votre santé passe avant vos devoirs “

Petit à petit chaque étape pour me reprendre en main se dessiné...mais comment savoir où était la limite du raisonnable ? À quel moment j’empiétais sur ma santé ?

La Rechute

J’entamais alors de nouvelles et bonnes habitudes que j’arrêtais sans le savoir petit à petit en me laissant m’absorber par mon environnement (vacances, weekend, amies ayant de mauvaise habitudes) mais surtout en sous estimant mes propres mauvaises habitudes avec des excuses telles que : “Ce soir je vais dormir un peu plus tard, ça va c’est les vacances” “J’ai passée un bon moment hier soir à parler la nuit avec cette personne, on se reparlera demain soir j’ai hâte” “Ce soir je regarde les derniers épisodes de ma série”

Les moments de “faiblesses” ne sont pas toxique en soit lorsqu’ils restent occasionnels. Néanmoins le fait de se laisser aller trop souvent, entraîne l’arrêt total de la bonne habitude pour laissé place aux mauvaises. C’est comme ce que je disais pour le Challenge Less is More pour illustrer cette idée : Ce n’est pas une boule de glace qui vous rendra grosse ou une salade qui vous rendra maigre.” Tout est une question de constance et d’équilibre. Me voilà repartie dans mes mauvaises habitudes, discuter avec mes amies le soir jusqu’à très tard avec plus que 2h pour me reposer. Regarder une vidéo sur YouTube (“ça va ce n’est que 5 min”) puis une autre puis une autre puis une autre etc. Me réveiller très tard en début d’après midi, manquer des cours, venir en cour mais être trop fatigué pour être véritable attentive et prendre des notes.

Le cercle vicieux était bel et bien de retour.

Déclic & Reprise en main

J’ai réellement pris conscience de la toxicité de cette (mauvaise) habitude pour mon corps il y a plusieurs années maintenant en entrant à la fac. C’est à ce moment où j’ai réalisée que la réussite de mes études et de tout ce que j’entreprends dans ma vie ne tenait qu’a moi. J’avais le choix : me faciliter les choses en ayant un rythme de vie sain ou me les compliquer et compromettre mes chances en continuant sur cette voie. J’ai donc décidée de faire table rase et reprendre toute ma vie en main. C’était un changement radicale sur de nombreux points (que j’aborderai prochainement إن شاء الله), y compris mon sommeil. Ayant toujours été insomniaque, mon corps s’était comme « adapté » donc je ne ressentais pas forcément les conséquences sur le moment. J’étais jeune et c’était devenue une norme. La première fois où j’avais échouée c’était parce que je ne me connaissais pas et ne connaissais pas mes faiblesses. Cette fois je savais ce qui m’avait poussée à la rechute et ne laisserai plus, même la plus petite occasion, pour me coucher tard. Je me devais donc de reprendre un rythme de sommeil correct en mettant un point final à ces années d’insomnies.

Le remède à l’insomnie je ne le connaissais pas mise à part me mettre au lit et attendre des heures pour m’endormir enfin. J’ai donc eu une démarche qui elle aussi retourner à ses bases, la source : moi. En faisant table rase, j’ai surtout appris à écouter mon corps et à m’écouter moi-même.

Dans ces ruines qu’était ma vie, j’ai décidée de prendre le temps de m’écouter à nouveau mais surtout de me comprendre de corps et esprit, physiquement et mentalement.

Physiquement

parlant, notre corps n’est naturellement pas fait pour veiller ou être insomniaque ou en tout cas pas sur une longue période. Ce n’est pas quelque chose de naturelle

Même Allah le dit la nuit est faite uniquement pour le repos (dormir). Et on sait que derrière chaque commandement il y a un bien caché ou non.*

On pense que ne pas dormir c’est uniquement être fatigué, avoir des cernes ce qui est en soi « pas grave » et nous facilite notre choix, nous déculpabilise pour resté éveillé et réviser, ou même regarder des séries — qui est en soi sont plus sympas que dormir.

*Avec le temps et l'avancé dans les découverts scientifiques il a été révélé que le sommeil est primordiale à la fois pour la santé mais a aussi a une répercussion sur notre productivité, notre humeur, vie sociale, personnelle etc. Le sommeil est non seulement un repos mais aussi un nettoyage interne qu'entreprend entre autre notre cerveau qui est uniquement possible lorsque l'on dort durant la nuit, (si vous désirez un article spécifique sur le sujet, n'hésitez pas à me le dire en commentaire).

En outre, on réalise l’ampleur et la grandeur du problème et sa toxicité uniquement quand on sort de ce cercle vicieux, pas quand on y est. Du moins si on réalise réellement ces dangers en étant toujours dedans c’est qu’il est déjà trop tard (santé atteinte etc.) Voyez cela comme le schéma suivant : Votre santé est contenue dans une bouteille et à chaque fois que vous restez éveillé le soir pour réviser, regarder un film/une série, peu importe, vous videz et échangez un peu de ce que vous avez dans cette bouteille contre cette série ou ces révisions que vous avez à faire. Lorsque cette bouteille se videra cela signifiera qu’il n’y a plus de retour (-la mort). La question est de savoir : est-ce que cette affaire, cette offre, ce marché, cet échange, que vous faites chaque soir vaut véritablement le coup ? Est-il véritablement équitable ? Échanger une chose comme notre santé que l’on a qu’une fois, qui ne s’achète pas, donc introuvable sur le marché et qui quand on la perd est irrécupérable, contre une série, des devoirs, de l'argent est-il bon ?

De cette façon tout devient plus clair et cet échange ridicule.

Lorsque l'on s'aime véritablement et que l'on veut le meilleur pour soi, on ne s'inflige pas ce qu'il y a de mauvais pour soi, même de la toxicité à petite dose, au contraire. Mentalement

parlant l'insomnie n’est pas dû à notre corps qui ne veut pas dormir mais bien à nous-même qui ne voulons pas dormir en nous tenant nous-même éveillé. Que le choix soit conscient ou inconscient. J’ai réalisée que le problème n’était pas mon corps mais moi. Je faisais ce choix inconsciemment qui s’était transformé avec le temps en une habitude. J’avais dans le passé une insécurité, une angoisse qui me tenait fermement durant des années dont j’avais conscience sans en avoir conscience mais qui s’était blottie chaque jour un peu plus profondément dans mon inconscient. Cette angoisse était celle de ne pas avoir assez de temps. Je ne pouvais ou plutôt ne voulais pas me coucher le soir car je n’acceptais pas le fait de ne pas avoir assez de temps et ne pas avoir terminée ce que j’avais à faire. C’est ce que je pensais « ne pas avoir assez de temps ». Que ce soit du temps pour moi, pour faire ce que je voulais etc. Le fait de dormir était pour moi un échec, une véritable perte de temps alors que je pouvais faire toutes ces choses à la place. En faisant ce choix de façon constante, un résultat c’était offert à moi : veiller un peu plus la nuit. 1h c’est alors transformée en 5h grappillées sur mon sommeil. Jusqu’à ce que cela se transforme en habitude.

Je ne sais même plus où cette mauvaise habitude a commencée, sûrement très tôt, mais je me souviens quand elle s’est arrêtée.

Lâcher prise

L’une des étapes principale vous l’avez compris était de m’écouter plus souvent, comprendre d'où venez le problème, mais surtout lâcher prise.

Il faut avoir conscience que dormir n’était pas un échec mais un repos, une pause dont mon corps avait besoin. Que chaque chose doit être faite en son temps et que la nuit était faite uniquement pour dormir. C’était difficile de devoir reporter à demain, pourquoi reporter à demain lorsque je peux faire cette chose maintenant ?

Ou même réfléchir. Je réfléchissais à un nombre incalculable de chose que ce soit des choix que j’avais fait, des relations que j’avais, les problèmes qui pouvaient en découler. Essayez de voir les choses autrement etc. Dites vous que chaque chose fait partie du passé et y penser encore et encore ne changera rien. Lâcher prise c’est aussi ça, accepter que chaque chose est faite et qu’y penser encore et encore dans notre lit ne changera rien, mise à part se faire du mal (physiquement et psychologiquement).

Une autre étape décisive dans mon arrêt avec l’insomnie a été d’être plus organisée. Cela m’a permise de gérer mon angoisse du “je n’ai pas assez de temps” et ne plus réfléchir avant de me coucher car tout était déjà organisé. De même pour les problèmes et autres. Prenez le temps de vous organiser et écrire sur papier ce que vous voulez accomplir le lendemain, comment vous pouvez régler une chose sur le court et long terme, ce qu’il y a de plus urgent en priorité et faire des notes pour le secondaire. Si vous avez comme moi besoin de tout écrire, vous pouvez même vous organiser par heure (idéal pour les révisions par exemple). C’est-à-dire de 9h à 10h30 je vais réviser cette partie etc.

Bien entendu lorsqu’il s’agit d’organisation soyez réaliste et indulgente avec vous-même. Petit à petit, chaque chose en son temps. Vous ne pourrez pas faire tout ce que vous avez en tête en une seule journée, lorsque l’on n’est pas réaliste on pense pouvoir tout faire en une journée, ce qui n’est pas possible et crée en fin de journée de la frustration. Cette frustration qui par la suite va nourrir votre insomnie en arrivant au lit avec des pensées telles que “je n’ai pas fait ça aujourd’hui” “demain je dois faire ça” etc. Libérez vos pensées et votre esprit en écrivant tout.

Rien ne devrait être assez grave ou important pour vous tenir éveillé. Soyez plus organisé pour faire chaque chose en son temps et ne garpillez pas (plus) sur votre temps de sommeil.

Vous n’avez pas pu faire cette chose aujourd’hui, faites le demain ou le jour suivant : RIEN N’EST GRAVE. Dormir (TÔT) doit être votre priorité absolue ! Il est important de dédramatiser chaque situation, être équilibré et avoir le sens des priorités mais surtout dormir.

Prenez le temps de vous écouter, de découvrir ce que cache votre insomnie et de traiter cela à la source pour pouvoir retrouver le sommeil.

Soyez patiente et indulgente avec vous-même, rien n'est grave, personne n'est parfait et vous avez le droit de faire des erreurs. Apprenez de ces erreurs, prenez ce qu'il y a à prendre, élevez-vous et avancez.

S’écouter,

lâcher prise,

accepter,

s’organiser,

être réaliste et indulgente,

rien n’est grave.

AnaqahMag.

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